10 #fails pour 2011
Qui dit fin d’année dit apparement heure des bilans. Ce qui marche, hé bien ça marche… mais ce qui ne marche pas (ou n’a jamais marché, ou toujours mal marché) mérite bien un petit coup d’éclairage. Tour d’horizon des 10 #fails (échecs) de l’année.
#fail1 : en automne 2010 j’ai eu l’idée de lancer un réseau social hyper-local appelé www.strasbo.org… Quelques centaines d’heures de travail plus tard, vers la mi-décembre je l’ai lancé comme test en version beta. Quelques dizaines d’inscrits les premiers jours. Presque encourageant. En janvier-février j’ai terminé la version finalisée… et depuis plus un seul message posté :-)
#fail2 : en mars je suis invité par Iconoval à animer une session sur la réalité augmentée au Club de la Presse à Strasbourg. Je prépare bien mon bazar, je démarre mon truc et crac, 12 minutes plus tard plus de wifi. Fin de la session.
#fail3 : toujours en mars, un de mes clients à Mulhouse m’appelle pour me dire qu’ils vont dorénavant travailler avec une agence de com locale mais que je reste leur prestataire web. Le type de l’agence monte me voir à Strasbourg, on discute d’un tas de trucs et on tombe d’accord sur des modalités de collaboration, genre “chacun ses compétences, chacun son job”. En mai il propose une opération de com à mon client intégrant un volet web complètement aberrant (mais alors grave de chez très grave, le genre de truc que quiconque a la moindre notion de ce qu’est internet refuserait d’imaginer). Evidemment je refuse de le faire et je propose une alternative. Le gars réussit à embobiner mon client, me casse une tonne et demie de sucre sur le dos, lance son opé qui foire monumentalement. En septembre je suis contacté par une webagency mulhousienne pour récupérer les sources du site en ligne. J’appelle le client et j’apprends qu’il a viré (1) l’agence de com pour incompétence notoire et (2) son prestataire web historique (moi) pour la même raison.
#fail4 : en avril un pote me demande de lui faire un site gratos pour son assoc. Naturellement je suis d’accord. Première réunion de travail. En partant je lui demande s’il a encore un peu de ce merveilleux breuvage qu’on venait de partager. Pas de problème me dit-il… il descend à la cave, remonte avec le truc et me donne le prix au centime près, précisant qu’il accepte les chèques. Je fais le chèque et je m’en vais. Point final.
#fail5 : je réponds en mai à un appel d’offre (j’en fais encore de temps en temps) pour un site institutionnel avec plein de TIC dedans et d’accessibilité web tout autour. Naturellement je plante l’appel d’offre et le site en ligne n’a ni TIC dedans ni accessibilité autour.
#fail6 : en septembre je monte une opération de jeux en ligne sur base de kinect dans un lieu public. Lors des réunions préparatoires je demande à ce que l’espace où les joueurs évoluent soit fermé pour ne pas compliquer la tache de détection des formes humaines en présence. On me met le stand d’accueil, là où le plus de gens passent, juste devant la kinect. En plus les alternances soleil/nuages éblouissent la caméra qui perd les joueurs une fois sur deux.
#fail7 : en novembre je suis censé construire une petite appli pour un événement. Les participants postent des mots-clés via une interface mobile, lesquels mots-clés une fois validés s’empilent en mur les uns sur les autres dans un décor simili-3D pour construire une “ville des idées”. Panne de wifi au bout de 20 minutes, évidemment. Donc validation à la main en 3G sur iPhone. Les posts arrivant plus vite que la capacité 3G de mon tél à recharger la page après chaque validation et celle de mon pouce à scroller les centaines de mots-clés, c’est vite la pagaille complète et je n’arrive plus à suivre. Sur 4 “villes” prévues, seules 2 auront été affichées.
#fail8 : en novembre je lance une autre appli en pur “Solomo” où il s’agit de géoposter des messages ou des photos durant un événement qui durait une semaine. Le premier soir, 6 messages et 1 photo ont été postés. Ensuite plus rien… Sur ces 6 messages 2 étaient de moi.
#fail9 : en novembre toujours, je fais le mariole auprès d’un client en affirmant que sur tablette le chemin des images de la galerie peut être retrouvé, et donc qu’on peut afficher des photos dans une appli 100% web. En fait il apparaît qu’Android ne sait pas encore le faire mais que c’est prévu en 3.0. Le client, sympa, accepte que je refonde une partie de l’appli dans quelques mois quand le system file de HTML5 sera correctement implanté sous Android. Vu que ça marchait sur ordi j’avais pas imaginé que les tablettes ne sauraient pas le faire.
#fail10 : celui-là je ne sais pas encore si c’en est un ou pas… J’ai fait exprès de faire une faute d’orthographe dans la première phrase (apparement avec un seul m) pour que BEOTIEN, le robot qui signale les fautes dans les twitts, me référence sur cet article :-) Avec ses 7000 followers, cet article aura certainement plus de chances d’être vu avec une bonne grosse faute dans les premiers mots que si je l’écris correctement. Perversion absolue ?