Loïc Hay : l’innovation ouverte appliquée aux territoires et aux services publics est une utopie réalisable
C’est sur cette sage (et encourageante) parole de Loïc Hay postée tôt ce matin sur Twitter qu’aurait pu se clôturer la session de présentation/démo de Soniabot hier soir dans SecondLife.
J’ai présenté le projet, ses buts, ses moyens et ses perspectives. Tout ça est déjà sur le site http://www.soniabot.com, mais ce qui est nouveau et intéressant ce sont les remarques des uns et des autres, comme d’habitude. D’autant plus que là, l’auditoire était constitué d’un panel assez représentatif d’expertises en tout genre. C’était pas une tribu de geeks mais des acteurs/avatars pratiquant de près toutes les technologies web 2.0, réseaux sociaux et autres mondes virtuels. Bref, des vrais pros avec des vraies idées ;-)
Dans mon dernier article, hier, j’avais présenté quelques utilisations possibles de Sonia : en entreprise, en monde associatif, en univers enseignement/formation. Lors de l’échange qui a suivi la démo dans SL hier soir j’ai entendu et retenu deux idées qui m’ont littéralement assassiné debout de ne pas les avoir imaginées, conceptualisées et développées tout seul avant ;-) Jaillies avec la force de l’évidence. A ceux qui douteraient encore de l’utilité des réseaux et des échanges virtuels cette petite heure d’échanges m’a fait gagné des journées, des semaines ou des mois de réflexion dans le développement du projet.
1. C’est aussi (surtout ?) un outil d’accompagnement à projet.
Evidemment. Imaginez : vous êtes en train de travailler à un gros projet collectif qui requiert une présence active, soutenue, permanente. Avant Sonia, passer une heure d’attente dans un aéroport avant embarquement servait à téléphoner ou à passer des SMS à untel ou untel pour discuter de l’avancement du projet. Avec Sonia vous TRAVAILLEZ au projet, réellement : vous remettez à jour certains articles, vous répondez aux questions qu’un autre se pose, vous participez à une discussion sur des options stratégiques, etc. Cette heure n’est plus un “temps mort” en terme de productivité - sauf si vous avez envie qu’elle le soit.
2. C’est un outil de production d’ “intelligence collective”
Lecteur de Facebook comme vous, personnellement je n’en ai rien à f… de savoir que machin est en train d’écouter tel CD et que 8 personnes aiment ça (elles aiment quoi au fait, le CD ou que machin l’écoute ?). Ca ne produit pas de savoir collectif - au mieux ça fait du bien à l’ego… c’est vrai aussi que c’est toujours ça de pris.
Imaginer en revanche qu’à travers un outil comme Sonia un “savoir commun” s’établisse peu à peu en additionnant les points de vue et les expériences des uns et des autres me semble plus intéressant. Ce qui rend cet usage possible c’est son fonctionnement à la “groupe” de FB : un collectif d’individus qui élaborent en simultané une pensée, un objet, un concept, une méthode. Ce qui rend ça possible c’est la possibilité offerte par le soniabot de définir des “volumes” dans lesquels quiconque peut poster, d’où qu’il se connecte.
Actuellement, en phase de démo, on peut poster dans la rubrique “articles”, “messages” ou “actus”. Mais rien n’empêche de créer des “objets collectifs” récepteurs de contributions… par exemple des rubriques “projets”, “essais”, “développements”, “applications”, “résultats”, “évaluations”… où chacun en temps réel peut poster, contribuer, participer, contredire, informer, critiquer, construire. Depuis un site web, depuis un mobile, depuis un monde virtuel. En simultané. Pour le coup ça devient un vrai outil de production de contenu en “intelligence collective”.
Maintenant pour revenir à la citation qui sert de titre, l’utilisation d’un tel outil mis par exemple à disposition des membres d’une collectivité/communauté produirait cette “utopie réalisable” qui consisterait à offrir à chacun un espace où produire collectivement du savoir, savoir à partir duquel construire des politiques communes, ou des méthodes de formation, ou des stratégies commerciales, ou des etc.